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Réduction dégressive des charges patronales en 2026 : ce que les entreprises doivent savoir
Mars 2026 / Temps de lecture estimé : 2 minute(s)
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, les règles d’allègement des cotisations patronales ont changé. La loi de financement de la Sécurité sociale a instauré un mécanisme unique : la réduction générale dégressive unique (RGDU). Cette réforme met fin à la superposition de dispositifs antérieurs et redéfinit le cadre applicable. L’enjeu est clair : simplifier les règles tout en maintenant un soutien ciblé sur les rémunérations proches du SMIC.
1. Un dispositif unifié pour les employeurs
La RGDU remplace plusieurs mécanismes, dont :
- la réduction générale dite « réduction Fillon »
- les allègements spécifiques sur les cotisations d’assurance maladie
- les réductions relatives aux allocations familiales
Désormais, un seul système s’applique, selon un principe dégressif : plus la rémunération est proche du SMIC, plus la réduction est élevée. Le dispositif concerne, en pratique, la quasi‑totalité des employeurs du régime général, sans distinction de taille ou de secteur, pour les salariés titulaires d’un contrat de travail relevant de l’assurance chômage (CDI, CDD, temps partiel, alternance, etc.). Seuls les particuliers employeurs sont exclus. Les salariés doivent relever du régime général avec affiliation à l’assurance chômage.
2. Salariés concernés et périmètre des cotisations
La réduction s’applique aux rémunérations inférieures à trois fois le SMIC brut annuel. Son fonctionnement est progressif :
- maximale au niveau du SMIC
- dégressive entre un et trois SMIC
- nulle au-delà de ce seuil
En 2026, le SMIC mensuel brut est fixé à 1 823,03 € (hors Mayotte). La RGDU s’impute sur un périmètre large de cotisations patronales, notamment :
- les cotisations de sécurité sociale (maladie, maternité, invalidité, décès, vieillesse de base)
- les allocations familiales
- le Fnal et la contribution solidarité autonomie
- la retraite complémentaire obligatoire
- l’assurance chômage
- les cotisations accidents du travail et maladies professionnelles, dans la limite d’un plafond spécifique
Ce périmètre couvre une part très importante des charges patronales dues sur les bas et moyens salaires.
3. Calcul, déclaration et conséquences concrètes
Le montant de la réduction résulte de l’application d’un coefficient à la rémunération brute annuelle du salarié. Ce coefficient dépend :
- du niveau de rémunération
- de la taille de l’entreprise
- du taux de Fnal applicable
- de la formule réglementaire fixée par décret
À mesure que le salaire augmente, la réduction diminue jusqu’à s’annuler à trois SMIC. Pour en bénéficier, l’employeur doit déclarer les éléments nécessaires en DSN. Les organismes de recouvrement vérifient la cohérence des données transmises. La RGDU ne peut pas être cumulée, pour un même salarié, avec d’autres exonérations totales ou partielles de cotisations patronales, ni avec l’application de taux spécifiques, d’assiettes ou de montants forfaitaires de cotisations.
Sur le plan opérationnel, la réforme entraîne :
- un cadre plus lisible
- un élargissement du dispositif jusqu’à trois SMIC
- une possible évolution du montant global d’allègement pour certaines entreprises
La réforme 2026 redéfinit les allègements de charges autour d’un mécanisme unique et dégressif. Le cadre est clarifié, mais les incidences financières peuvent varier selon la structure des rémunérations. Les entreprises doivent adapter leurs paramétrages de paie, sécuriser leurs déclarations en DSN et mesurer l’impact réel de la RGDU sur leur masse salariale.
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